Photo-reportage no 1 Les scientifiques canadiens à l’aide des militaires

Photographes
Chris Lund , Herb Taylor
Auteur
Office national du film du Canada
Date de diffusion
mars 24, 1955
Collection
Fonds du MCPC
Référence de source

Fonds du Musée canadien de la photographie contemporaine, Musée des beaux-arts du Canada Bibliothèque et Archives

Texte principal

Qu’arrive-t-il aux cellules du cerveau d’un pilote de chasseur à réaction en ressource ou en virage abrupt qui le soumette à la force de la gravité? Quelle est la cause du mal de mer et du mal de l’air? Que doit manger et porter un soldat d’infanterie dans les températures arctiques sous zéro? Dans les laboratoires du Canada, dans les déserts gelés du Nord et dans la chaleur brûlante des tropiques simulées, les scientifiques et les médecins du Conseil de recherches pour la Défense cherchent les réponses à ces questions et à d’autres connexes. Ils découvrent exactement ce que le corps peut endurer, puis comment ils peuvent le soutenir pour qu’il supporte le stress et les tensions imposées sur ces ressources. Leur principale préoccupation : préserver la santé de l’homme en santé et le garder au meilleur de sa forme. Travaillant à une échelle interarmées au moyen d’un ensemble étonnant d’appareils et d’instruments, les équipes de recherche du CRD exécutent des tests sur la nourriture, les vêtements, l’acoustique et les ressources humaines. Ils étudient les réactions des mécanismes corporels aux changements de pression en haute altitude, déterminent les niveaux de coordination mentale et musculaire des pilotes à des vitesses supersoniques. Grâce à de l’équipement qu’ils ont conçu, ils peuvent établir la sensibilité d’une recrue de la Marine au mal du mouvement ou mesurer la tolérance d’un pilote d’avion de chasse à la force gravitationnelle imposée par les acrobaties aériennes à haute vitesse. Leurs trouvailles ont permis l’élaboration de rations plus nourrissantes et goûteuses pour les troupes, de nouvelles techniques et de nouveaux médicaments pour le traitement des brûlures, des blessures et des engelures, des vêtements plus chauds et plus légers pour la vie et le combat en Arctique. En dernière analyse, c’est ce souci des facteurs humains qui rendra le militaire mieux à même de satisfaire les demandes accrues de son travail, que ce soit dans l’air raréfiée en altitude qu’atteint son chasseur à réaction à 40 000 pieds ou l’humidité collante d’une jungle tropicale à 102° F.